LE RETRAIT DU CPE !
Lundi 10 Avril, l'Elysée a pris la décision de « remplacer » l'article 8 (celui du CPE), par un contrat aidé ; un dispositif qui consiste à favoriser les employeurs qui embauchent des jeunes en difficulté en CDI, la piste de la flexibilité proposée par le CPE est donc ici abandonnée. Ce dispositif existait déjà et a été renforcé, le « remplacement » par une mesure cosmétique, a été effectué uniquement pour éviter les mots qui fâchent, tels que « abrogation » ou encore « retrait ».
Mais c'est bel et bien l'abandon et le retrait pur et simple du CPE que nous avons gagné !!
L'ampleur d'une mobilisation inédite construite sur l'unité des salariés, des étudiants comme des lycéens et appuyée par le blocage des facs, des lycées et des axes de communication a donc été payante. Cela constitue une formidable leçon de démocratie donnée au gouvernement, la jeunesse montre bien que l'on ne peut pas imposer ce que l'on veut, pour satisfaire ses initiatives personnelles, sans tenir compte des partenaires sociaux et des principaux concernés.
Le gouvernement montre son incohérence en ne réagissant que tardivement alors qu'il aurait suffit de consulter les partenaires sociaux avant l'annonce de cette réforme. Responsabilité écrasante pour ce gouvernement d'irresponsables !
Après s'être entêté, en utilisant le 49-3 pour passer en force, puis, en promulguant cette loi qui instaurait le CPE, jouant ainsi « le pourrissement de la situation », pour tenter d'enrayer la mobilisation alors qu'un mouvement massif était en place. Le gouvernement aura donc provoqué 2 mois de gâchis, mettant en péril les examens des étudiants, pour une simple affaire d'humilité : afin de ne pas « perdre la face » En effet, alors que les deux présidentiables mènent une querelle interne, il serait mal vu de concéder un recul trop important, ils nous font donc payer ici le prix de leurs chamailleries.
Cette victoire en appelle d'autres, en effet malgré notre mobilisation, le CNE (grand frère du CPE) est encore en vigueur, ainsi que la loi de « l'égalité des chances », qui comporte entre autres, l'apprentissage dès 14 ans, le travail de nuit à 15 ans, des réformes sur les stages toujours pas satisfaisantes ou encore la mise sous tutelle des allocations familiales...
Les syndicats, confortés par la présence de 3 millions de manifestants lors des deux dernières journées de mobilisation, vont négocier avec le gouvernement et un débat parlementaire va s'ouvrir sur la politique de l'emploi.
Beaucoup de choses restent à faire pour résorber le problème du chômage et, assurer une réelle stabilité de l'emploi.
Le 1er Mai a lieu une manifestation annuelle en l'honneur de le fête du travail, l'occasion pour nous, les jeunes, de porter nos revendication contre le CNE, la loi de « L'égalité des chances », et demander une véritable politique de l'emploi pour la jeunesse.
Une manifestation a lieu à Marseille, nous assurons un départ en bus de Salon, lundi 1er Mai (jour ferié), pour 4E/pers, Réservez votre place sur stopcpe@hotmail.fr
De nouvelles batailles et de nouvelles victoires sont devant nous...